Actualités La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques COP 26, se tient à Glasgow en Ecosse, du 31 octobre au 12 novembre 2021.

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COP 26 : tout savoir sur l'évolution du climat

10/11/2021

La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, COP 26, se tient à Glasgow en Écosse, du 31 octobre au 12 novembre 2021. 197 nations y sont réunis pour discuter du changement climatique et des actions à mener pour y faire face. Cette conférence fait partie de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, un traité international signé par la quasi totalité des pays et territoires du monde, qui vise à limiter l'impact de l'activité humaine sur le climat.

Quels sont les enjeux ? 

Les progrès accomplis depuis les Accords de Paris sur le climat de 2015 y seront examinés. Ces Accords signés à l’issue de la conférence de Paris COP21, avaient fixé comme objectif de maintenir l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de 2 °C avec un cap à 1,5 °C.

2 °C ou 1,5 °C : quelle différence ?
En octobre 2018, le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) a dévoilé un nouveau rapport sur les conséquences éventuelles d'un réchauffement climatique de 1,5 °C et 2 °C durant le siècle à venir. 

Le point sur les connaissances actuelles

L’ampleur et la rapidité du changement climatique auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est inédit. Canicules, sécheresses, inondations … Nous en subissons déjà les effets au quotidien.

En effet, notre planète se réchauffe sous l’effet de nos activités. Chaque année, nous vivons de nouvelles catastrophes climatiques. 
Pour limiter le réchauffement en cours, chaque degré compte. C’est ce qu’ont montré les récents travaux du Giec, rendus public cet été.

Sur les trajectoires de réchauffement planétaires actuelles, bon nombre des changements subis par la planète seront irréversibles. 

Chaque degré compte

Le Giec : évaluer et synthétiser les études sur le changement climatique

Le Giec est le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Il a pour mission d'évaluer et synthétiser les différentes études sur le changement climatique publiées à travers le monde. 

Acteur majeur du climat, Météo-France occupe une place centrale dans la recherche mondiale. Les équipes du CNRM (Centre national de recherches météorologiques, CNRS/Météo-France) contribuent à approfondir la compréhension des phénomènes météorologiques à enjeux, affiner les modèles de prévision, modéliser le climat et simuler ses évolutions. Elles participent naturellement à bien des égards aux travaux du Giec. Météo-France est fier d’avoir contribué au sixième rapport. 

Changement climatique : à quoi s'attendre en France et en Europe

Ses impacts s’accentueront, au moins, jusqu'en 2050, et toutes les régions d'Europe seront concernées.

Quel climat en Europe pour 2050 ?

+ 3,9 °C en France en 2100 si nous n’agissons pas maintenant

Météo-France a produit de nouvelles projections climatiques de référence en France. Elles dessinent un climat très différent à la fin du siècle. La température annuelle moyenne pourrait alors être plus élevée de 3,9 °C par rapport à aujourd'hui si les émissions de gaz à effet de serre restent inchangées. 

Ce nouveau jeu de projections à l’échelle des régions métropolitaines est disponible sur le site DRIAS.

De nouvelles projections climatiques de référence en France

Le système Terre, un défi pour simuler le climat futur

Pour atténuer et anticiper ces évolutions, Météo-France participe à d’importants efforts de recherche internationaux. Le projet ESM 2025 vise ainsi à mieux représenter le système Terre et ses interactions pour identifier les leviers d’action efficaces pour faire face au changement climatique et s’adapter à ses conséquences. 

Notre pari est de développer une nouvelle génération de modèles permettant d’élaborer des stratégies d'atténuation et d'adaptation plus ambitieuses et réalistes, conformes avec les engagements de l'Accord de Paris visant à limiter à 1,5 °C le réchauffement climatique planétaire. Nous avons ainsi pour objectif de représenter plus finement la complexité du système Terre. L’idée est de permettre aux modèles de représenter la chaîne des processus entre les émissions liées aux activités humaines et les lois physiques et chimiques qui gouvernent le climat.