Contribuer à la sécurité Météo-France contribue à la surveillance de la qualité de l’air.

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Météo-France et la qualité de l’air

13/10/2026

Météo-France contribue à la surveillance de la qualité de l’air en apportant son expertise et en fournissant des données aux organismes agréés chargés des dispositifs de surveillance.

Qualité de l’air : quel rôle joue la météo ?

Les conditions météorologiques influencent la qualité de l’air par leurs effets :

  • sur les émissions : par exemple, avec le froid, l’usage du chauffage augmente, notamment l’usage du chauffage au bois, ce qui entraîne des émissions de particules, tandis que la chaleur favorise l’évaporation de certains composés organiques volatils. 
  • sur le déplacement des polluants : le vent peut transporter les polluants primaires (issus du trafic routier, de l’industrie, du chauffage ou de l’agriculture, etc.) émis dans l’atmosphère, et les disperser ou favoriser leur accumulation. 
  • sur les dépôts et l’accumulation des polluants vers le sol.
  • sur la formation de polluants secondaires : sous l’effet notamment du rayonnement solaire et de températures élevées, des réactions chimiques transforment des polluants primaires en ozone ou en particules secondaires, aggravant ainsi la pollution.
  • Les conditions météorologiques sont également déterminantes dans le déclenchement de la pollinisation et le transport des pollens.

Lire notre article : Pollution de l’air, quel rôle joue la météo ?

Pollution, poussières : que fait Météo-France ?

Météo-France participe à la plateforme nationale de prévision de la qualité de l’air Prev’Air.  La plateforme Prev’Air est une composante du dispositif français de surveillance et de gestion de la qualité de l’air, en complément des informations fournies par les réseaux de mesure et d’observation « physiques » gérés par les Aasqa (association agréée de surveillance de la qualité de l’air).

Coordonné par le ministère chargé de la Transition écologique, Prev'Air met à disposition des prévisions et des cartographies de la qualité de l'air. La plate-forme s'appuie sur le réseau d'observation des Aasqa et de plusieurs organismes scientifiques.
Les prévisions et cartographies diffusées quotidiennement par Prev'Air sont le résultat de simulations numériques effectuées à l'aide de modèles de chimie-transport, dont le modèle Chimere opéré par l’Ineris, et le modèle Mocage de Météo-France. 
Ces modèles prévoient l'évolution de la pollution, à différentes échelles spatiales pour des périodes de quelques jours. Météo-France fournit également des prévisions météorologiques nécessaires au bon fonctionnement de l'ensemble du système.

Par ailleurs, Météo-France fournit des données météorologiques et apporte son expertise à chaque Aasqa chargée de l'évaluation de la qualité de l'air sur sa zone de compétence. Les Aasqa mettent ces informations à disposition de la population via leurs sites internet. Elles élaborent un bulletin quotidien qui présente l'état de la qualité de l'air dans les principales agglomérations françaises. 
Le bulletin fournit une information synthétique au public, comprenant l'indice Atmo du jour et sa tendance pour le lendemain.

Météo-France et l’Ineris sont également impliqués depuis plusieurs années dans les programmes européens d'évaluation, de prévision et d'analyse de la qualité de l'air en France et en Europe. Les deux organismes copilotent le service régional de qualité de l'air à l’échelle européenne du programme Copernicus Atmosphere.

Qualité de l’air : quel impact du changement climatique ?

→ Jusqu'ici, la baisse des émissions compense l'effet du réchauffement. 
Depuis 25 ans, la qualité de l'air s'améliore : la baisse des émissions liées aux activités humaines a fait reculer la plupart des polluants, à l’exception de l’ozone, dont les concentrations remontent lors des canicules.

Cet été 2026 par exemple, entre 5 et 10 µg/m³ d'ozone de plus ont été mesurés en permanence dans l’air par rapport à l’été 2025 dans la moitié nord et le centre du pays. Ces concentrations ont néanmoins été moindres que lors de la canicule de 2003, grâce à la baisse des émissions.

Sous l’effet du changement climatique, la qualité de l’air sur le territoire est aussi exposée à une hausse des teneurs en particules, liée à l’augmentation des feux dont les fumées contiennent des particules et des gaz qui dégradent la qualité de l'air. Dans une France à +4 °C (horizon 2100), le risque de feu s’étendrait à tout le pays, avec davantage d’épisodes de pollution aux particules.

On constate également une hausse des poussières du Sahara. Leur concentration a augmenté de 50 à 100 % (1 à 2,5 µg/m³) dans la moitié nord du pays par rapport à l'été 2025. Le changement climatique pourrait amplifier ce phénomène.

→ Au-delà de 2050, l'effet du réchauffement pourrait l'emporter sur la baisse des émissions, pour l’ozone comme pour les autres particules.